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EDITO DE GEOFFROY CASTELNAU, PRESIDENT DE DPSA ILE DE FRANCE


 

"LA REUNIFICATION, L'UNITE A TOUT PRIX"


Depuis maintenant plus de 15 années, notre profession est représentée par deux syndicats professionnels, et cela n’aide pas notre métier à évoluer comme il le faudrait. Celui des majors de la profession en volume de CA (USP) et celui des entreprises patrimoniales françaises (SNES) qui, leader en nombre, pousse ce métier à évoluer par des propositions progressistes.

Depuis un an, en accord avec le CNAPS et le Ministre de l’Intérieur, nos organisations se parlent un peu plus après l’échec répété de négociations paritaires. Et l’évidence d’une fusion est vite apparue ; cela aiderait à simplifier divers processus, voire à faire enfin passer des réformes dans l’air du temps.

Un préalable à toute avancée était mis en avant : changer les 2 présidents en place et surtout celui qui tient son poste «à vie» depuis plus de 25 ans avec ses acolytes et partenaires sociaux inamovibles.

L’objectif précisé par le Ministre de l’Intérieur dans son discours à l’OCDE en fin d’année parlait de garantie financière, de sous-traitance limitée, de statut juridique des ADS, de l’armement et des formations jointes, mais aussi de cette fusion nécessaire !

Les commissions de travail « à la fusion » ont eu lieu et ceux qui peuvent y perdre leurs places n’ont pas montré beaucoup d’entrain. Mais les progressistes sont bien plus nombreux et ont mis beaucoup d’énergie à la transformation pour le bien de tous. L’intérêt personnel d’un seul homme n’a plus lieu d’être et cela est apparu au grand jour, au point où certains des leaders de la profession ont eu besoin de créer un «think-tank», pour réfléchir plus vite et en toute indépendance.

Mais si des réseaux «occultes» répandus jusqu’au niveau euroéen, à la COESS, fédération européenne de la Sécurité Privée, ont tenté d’empêcher cette belle volonté de progrès, rien ne semble plus devoir la freiner.
Il est vrai que planait la menace que, comme ONET et PROSEGUR, les autres grands de la professionn rejoignent le syndicat historique et représentatif qu’est le SNES. Plus rien ne semble donc devoir bloquer le renouveau d’une filière qui en a tant besoin.

Vous avez compris que le SNES a donc toute sa légitimité, que la représentation de TPE, de PME et de multinationales ne pose aucun souci au sein d’une même instance, à partir du moment où chacun se respecte.
Nos entreprises sont diverses pour des marchés très différents. Au final, le client bénéficiera de toutes les avancées qu'un syndicat unique réussira à faire passer.
La sous-traitance et la «non» formation qui sont les deux principaux maux de notre métier, seront éradiquées pour laisser place à un métier utile à notre société, aux valeurs positives pour un continuum de sécurité revendiqué.
Issue de cette réunification possible avant la fin juin 2019.

« Alea jacta est...».


POST SCRIPTUM APRES L'AG DE RAPPROCHEMENT du 9 mai 2019 :

Après l’accord des deux AG SNES et USP pour le rapprochement, reste plus que jamais entière la question de la soit-disante « fédération » de la sécurité privée : la FFSP, à laquelle le SNES a eu raison de ne jamais adhérer car elle a fonctionné essentiellement comme une machine à désunir et cela devrait perdurer. Il s’agit de l'ex-Anaps créée en 2014 par Claude Tarlet, et depuis toujours présidée par lui-même grâce à changements successifs des statuts pour cette même et unique cause pro domo. Il faudra au plus tôt se saisir de cette question tant sur le fond que sur la forme. Car il ne s’agit surtout pas, comme cela semble pourtant se profiler, de laisser Claude Tarlet es qualité reprendre d’une main : le pouvoir, la présidence et la parole qu'il a feint de concéder de l’autre. Si c’était le cas — prévisible pour ceux qui appellent un chat un chat —, cela serait une véritable imposture, une supercherie, une trahison, un détournement scandaleux de la démarche loyale et entière de rapprochement plébiscitée par les pouvoirs publics eux-mêmes ! Nous n'avons pas engagé la disparition du SNES et de l’USP, et la construction — en lieu et place — d'une organisation consolidée et unique des entreprises de sécurité privée représentant officiellement plus de 83% du métier, pour se retrouver avec deux entités inévitablement concurrentes ! Quel gâchis prévisible cela serait pour une question de simple ego et goût personnel du pouvoir et non de l'intérêt général !


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