En résumé
Dans un immeuble de grande hauteur, des centaines, parfois des milliers de personnes partagent les mêmes escaliers, les mêmes ascenseurs et les mêmes réseaux techniques. Un incident survenu à un étage se répercute vite sur les autres.
Évacuations de tours de bureaux, fumées dans les sous-sols, pannes d’ascenseur, dégâts des eaux : les incidents survenus en France depuis 2024 montrent que leurs effets touchent la santé des personnes, l’activité de tous les occupants et la confiance dans l’immeuble, bien au-delà de leur coût.
Voici les enseignements de ces situations, et les moyens de les prévenir.
Comment éviter qu’un incident survenu à un étage ne pèse sur toute la tour ?
Les règles propres aux immeubles de grande hauteur
Selon l’article R122-2 du Code de la construction et de l’habitation, un immeuble de bureaux devient un immeuble de grande hauteur à partir de 28 mètres. Ces bâtiments relèvent d’un règlement de sécurité spécifique, fixé par l’arrêté du 30 décembre 2011 : construction en compartiments, système de sécurité incendie à détection automatique, désenfumage organisé par zone et service de sécurité incendie présent sur place.
En Île-de-France, ces tours se concentrent notamment à Paris La Défense, qui compte 60 immeubles de grande hauteur et 200 000 salariés. Dans un tel environnement, un incident ne concerne jamais une seule entreprise.
27%
DPSA figure parmi les 5 % des entreprises les plus avancées dans leur stratégie climat.
~ 1460 tco2e
Notre empreinte carbone 2025, soit environ 1,5 tonne de CO2e par collaborateur.
- 20%
L’objectif de réduction que nous nous fixons d’ici 2030, décliné en actions concrètes.
Tours de bureaux : une alerte, tout l'immeuble à l'arrêt
Dans une tour de bureaux, plusieurs entreprises partagent les mêmes accès, les mêmes escaliers et le même service de sécurité. Le compartimentage permet de limiter une évacuation au compartiment concerné, pendant que les autres étages restent protégés. Ce principe suppose que chaque occupant connaisse les consignes de son niveau, que les guides-file et serre-files soient présents étage par étage et que les ascenseurs ne soient pas utilisés.
Certaines alertes imposent pourtant d’évacuer tout l’immeuble. Le 20 février 2026 au soir, la tour Montparnasse a été évacuée après le signalement d’un possible engin explosif, et la levée de doute était encore en cours peu avant 21 heures. Toutes les entreprises de la tour ont vu leur activité interrompue en même temps.
Une évacuation mal coordonnée ajoute ses propres risques : occupants qui descendent sans y être invités, escaliers saturés, chutes et malaises. Elle laisse aussi une impression durable aux visiteurs et aux clients présents ce jour-là.
Identifier sans attendre le compartiment concerné, guider les occupants vers les escaliers prévus, puis vérifier niveau par niveau qu’aucune personne ne reste en arrière avant de rendre compte au PC sécurité.
Sous-sols et locaux techniques, des zones sensibles
Sous les tours s’étend un ensemble de parkings, de gares, de locaux techniques et de galeries peu fréquentés. Le 9 février 2024, un feu s’est déclaré sur le chantier de la gare Eole, sous La Défense : une cinquantaine de sapeurs-pompiers sont intervenus dans cet espace souterrain. Le 10 mai 2026, un feu dans un local technique situé sous la dalle, qui aurait été occupé sans autorisation, a nécessité un important dispositif de secours. La fumée a été la principale difficulté, sans faire de victime.
Ces niveaux sont aussi ceux où les agents de sécurité effectuent leurs rondes, souvent seuls, la nuit et le week-end. Un malaise, une chute ou une rencontre imprévue peut y passer inaperçu sans un lien constant avec le PC sécurité.
Des rondes régulières dans les niveaux inférieurs repèrent une occupation anormale, un stockage non autorisé ou une porte coupe-feu bloquée. Chaque agent en ronde reste joignable, et une absence de réponse déclenche une levée de doute.
Pannes d'ascenseur : des étages coupés du reste de la tour
Dans une tour, l’ascenseur relie le hall aux étages. Quand il s’arrête, les occupants des niveaux élevés se retrouvent isolés, et une personne peut rester bloquée en cabine. Les livraisons et les interventions techniques sont aussi ralenties.
Le sujet a fait l’objet d’une proposition de loi adoptée en janvier 2025 par l’Assemblée nationale, qui recense environ 1,5 million de pannes par an en France. Selon la Fédération des ascenseurs, la moitié des appareils en service ont plus de 30 ans, et certaines pannes durent jusqu’à dix mois. Dans une tour de bureaux, une panne prolongée isole les occupants des étages élevés et complique l’accès des visiteurs et des personnes à mobilité réduite.
Rester en contact avec la personne bloquée, la rassurer, alerter immédiatement l’ascensoriste et, si son état le justifie, les secours. Chaque panne est consignée pour repérer les appareils qui s’arrêtent à répétition.
Dégâts des eaux : un sinistre qui descend les étages
Dans une tour, l’eau ne reste pas là où elle s’échappe. Une canalisation, une colonne montante ou un équipement de climatisation qui fuit en hauteur peut atteindre les niveaux inférieurs par les faux plafonds et les gaines techniques. Plusieurs entreprises sont alors touchées par un même incident.
Au-delà des travaux, des équipes sont relogées, des locaux informatiques mis hors d’eau, et occupants, propriétaire et assureurs doivent s’accorder sur l’origine du sinistre.
Des conséquences bien au-delà de l'argent
Les montants ne disent qu’une partie des conséquences. Dans une tour, un incident laisse aussi des pertes que nul budget ne compense.
Santé des personnes
Fumées inhalées, chute dans un escalier d’évacuation, personne bloquée en cabine, malaise non détecté pendant une ronde : les premières pertes sont humaines.
Le temps de toutes les entreprises
Une évacuation, une panne d’ascenseur ou une fuite qui traverse plusieurs niveaux interrompt l’activité d’entreprises qui ne sont pas à l’origine de l’incident.
La confiance des occupants
Travailler au vingtième étage suppose de savoir que l’alerte sera traitée vite et que chacun sait où se diriger. Un incident mal géré ébranle durablement ce sentiment.
L'image de l'immeuble
La sécurité fait partie des services attendus par les occupants. Des incidents à répétition pèsent sur l’attractivité des surfaces et sur la relation entre locataires et propriétaire.
Notre accompagnement pour votre IGH
Chaque immeuble de grande hauteur a sa classe, sa configuration et ses occupants. Nous construisons le dispositif à partir de ces éléments, autour de six engagements.
① Un service de sécurité incendie conforme à la réglementation, Agents SSIAP 1, chefs d’équipe SSIAP 2 et chef de service SSIAP 3, dimensionnés selon la classe et la configuration de votre immeuble.
② Un PC sécurité tenu sans interruption, Supervision permanente du système de sécurité incendie, traitement des alarmes techniques, dont les appels d’ascenseur lorsqu’ils y sont reliés, levée de doute et accueil des secours.
③ Des rondes suivies, du sous-sol aux toitures, Contrôle des locaux techniques et des portes coupe-feu, détection des fuites, repérage des présences anormales. Chaque agent en ronde reste en lien avec le PC sécurité.
④ Des qualifications vérifiées en continu, Notre service Planning contrôle en amont la carte professionnelle de chaque agent, sa qualification SSIAP et ses recyclages obligatoires, avant toute affectation
⑤ Des exercices et des mises en situation, Nos contrôleurs éprouvent les réflexes des équipes en conditions réelles : évacuation par compartiment, levée de doute, coordination avec les secours. Chaque exercice est consigné.
⑥ La formation des occupants, Avec Point Bleu Formation, nous formons les guides-file et serre-files de chaque étage, pour que les consignes soient connues de tous.
Performance ou Premium : deux niveaux de service
Les deux offres reposent sur ces six engagements. Elles se distinguent par leur logique de protection et la fréquence du suivi.
Traiter chaque alerte sans délai
Un service de sécurité renforcé pour traiter rapidement chaque alarme, avec un encadrement mensuel et une revue de contrat trimestrielle.
Anticiper à chaque étage
Des moyens techniques raccordés à notre centre de commandement, un encadrement chaque semaine, des mises en situation renforcées et des engagements de résultats.
Votre service de sécurité est-il prêt pour chaque étage de votre tour ?
Évacuation par compartiment, sous-sols, ascenseurs, réseaux techniques : une analyse de risques sur site vérifie l’adéquation de votre dispositif à la configuration de l’immeuble.
Éviter qu’un incident survenu à un étage ne pèse sur toute la tour repose sur trois conditions : une évacuation préparée compartiment par compartiment, avec des occupants qui connaissent les consignes de leur niveau ; une surveillance continue des sous-sols, des ascenseurs et des réseaux techniques, pour qu’une anomalie soit traitée avant de gagner les autres étages ; et des agents en ronde qui ne restent jamais sans lien avec le PC sécurité. Les incidents de ces dernières années le montrent : ces conditions se préparent bien avant la première alarme. Réunies, elles protègent à la fois les personnes, l’activité des occupants et la confiance que chacun accorde à l’immeuble.
Questions fréquentes
Selon l’article R122-2 du Code de la construction et de l’habitation, un immeuble de bureaux devient un IGH à partir de 28 mètres. Au-delà de 200 mètres, on parle d‘immeuble de très grande hauteur (ITGH). Ces bâtiments relèvent d’un règlement de sécurité spécifique, fixé par l’arrêté du 30 décembre 2011.
Un IGH est construit en compartiments. En cas d’alerte, l’évacuation peut être limitée au compartiment concerné, sans vider tout l’immeuble. Un plan d’évacuation est affiché à chaque niveau desservi par un escalier. Le service de sécurité incendie, composé d’agents SSIAP, guide les occupants et accueille les secours.
Il faut rester en contact avec elle, la rassurer et alerter immédiatement l’ascensoriste. Si son état le justifie, les secours sont appelés. Lorsque les appels d’ascenseur sont reliés au PC sécurité, celui-ci centralise les alertes et consigne chaque panne, pour repérer les appareils qui s’arrêtent à répétition.
Il faut localiser l’origine de la fuite, couper l’alimentation du secteur concerné et prévenir rapidement les occupants des étages inférieurs, que l’eau peut atteindre par les faux plafonds et les gaines techniques. L’astreinte technique est alertée et l’événement consigné, pour repérer les fuites qui se répètent au même endroit.
L’offre Performance assure un traitement rapide de chaque alerte, avec un encadrement mensuel et une revue de contrat trimestrielle. L’offre Premium ajoute une approche préventive : moyens techniques raccordés au centre de commandement, encadrement chaque semaine, mises en situation renforcées des agents et engagements de résultats.
Source :
- Lefebvre Dalloz Compétences : « ERP et IGH : connaître les obligations en matière de sécurité et d’incendie », mis à jour le 29 décembre 2025 (article R122-2 du CCH, arrêté du 30 décembre 2011).
- Arrêté du 2 mai 2005 relatif aux missions, à l’emploi et à la qualification du personnel permanent des services de sécurité incendie des ERP et des IGH.
- Paris La Défense : guide entreprises 2026.
- Brigade de sapeurs-pompiers de Paris : rapports d’activité 2022 et 2024.
- Assemblée nationale, question n° 50 sur les pannes d’ascenseurs, décembre 2024.
- Banque des Territoires : proposition de loi sur les pannes d’ascenseur adoptée par l’Assemblée nationale, 27 janvier 2025.
- Defense-92 : feu sur le chantier de la gare Eole, février 2024 ; feu dans un local technique sous la dalle de La Défense, mai 2026.
- La Gazette France : évacuation de la tour Montparnasse après une alerte à la bombe, 20 février 2026.






