Un avenant signé le 3 septembre 2025 prévoit le passage de la vacation minimale de 4 à 6 heures pour les agents de la branche. En cours d’extension par le ministère du Travail depuis janvier 2026, cette mesure aura des conséquences concrètes sur la rémunération des agents, l’organisation des plannings et la facturation des prestations aux clients. DPSA Île-de-France s’engage à appliquer cette évolution avec rigueur, dans l’intérêt de ses équipes comme de ses clients.
Discontinuité des journées de travail : la sécurité privée passe à l’action
Les agents de sécurité enchaînent les missions de courte durée, fragmentant leurs journées et fragilisant leur équilibre de vie. Face à ce constat, comment mieux structurer le temps de travail dans la sécurité privée pour garantir à la fois la stabilité des équipes et la qualité des prestations ? Un avenant signé le 3 septembre 2025 apporte une réponse concrète : le passage de la vacation minimale de 4 à 6 heures.
Cet article revient en détail sur le cadre réglementaire de cette évolution, ses impacts pour les agents et les clients, et la manière dont DPSA Île-de-France s’engage à l’appliquer.
Cadre réglementaire de la durée des vacations en sécurité privée
La durée des vacations des agents de sécurité privée est encadrée par la Convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité.
Afin d’harmoniser les pratiques au sein de la branche, les partenaires sociaux ont progressivement introduit des règles visant à encadrer la durée minimale de travail par période.
Une première étape importante a été franchie avec la signature de l’accord du 1er avril 2021, conclu dans le cadre de la branche professionnelle et présenté notamment par le Groupement des Entreprises de Sécurité (GES).
Un avenant prévoyant le passage à 6 heures minimum
Un avenant n°2 signé le 3 septembre 2025, est venu modifier l’accord du 1er avril 2021.
Cet avenant prévoit une augmentation de la durée minimale d’une période de travail, qui passerait de 4 heures à 6 heures pour les agents d’exploitation et agents de maîtrise de la branche.
Cet avenant s’inscrit dans le cadre des négociations conventionnelles menées par les organisations professionnelles représentatives du secteur de la sécurité privée.
Une extension en cours au niveau national
Le 3 janvier 2026, un avis relatif à l’extension de cet avenant a été publié au Journal officiel. Cet avis ouvre la procédure visant à rendre les dispositions de l’avenant obligatoires pour l’ensemble des employeurs et des salariés entrant dans le champ de la convention collective.
À ce stade, l’avenant est :
- Signé par les organisations professionnelles et syndicales représentatives
- En attente de son arrêté d’extension définitif
- Destiné à s’appliquer à l’ensemble de la branche une fois la procédure achevée
Ce que prévoit concrètement la vacation minimale de 6 heures
Lorsque l’avenant entrera pleinement en application :
- Toute mission commencée devra être rémunérée sur une base minimale de 6 heures
- Les vacations d’une durée inférieure devront néanmoins être payées comme une vacation complète
- Les règles de planification des plannings devront intégrer ce nouveau seuil
- Les droits associés à la durée du travail, notamment certaines primes dépendant du temps de travail, seront automatiquement impactés
Ces dispositions s’inscrivent dans la continuité des règles issues de l’accord du 1er avril 2021, tout en modifiant le seuil minimal applicable.
Point de vue du Directeur des ressources humaines DPSA :
Le passage à une vacation minimale de 6 heures constitue une avancée sociale que DPSA Ile de France accueille favorablement.
Cette évolution répond à une réalité du terrain : les missions de courte durée fragmentent les journées de travail et fragilisent l’équilibre de vie de nos collaborateurs. En fixant un seuil plus protecteur, la branche envoie un signal fort en faveur de la stabilité et de la reconnaissance du métier d’agent de sécurité. ”
Quels changements pour les clients ?
Le passage à une vacation minimale de 6 heures entraîne également des évolutions pour les clients des entreprises de sécurité privée, notamment en matière d’organisation et de contractualisation des prestations.
Adaptation des prestations de courte durée
Les prestations historiquement planifiées sur des durées inférieures à 6 heures (événementiel ponctuel, surveillance temporaire, renforts de courte amplitude) devront être regroupées, allongées ou réorganisées afin de respecter la nouvelle durée minimale applicable à chaque période de travail.
Évolution des modèles de facturation
Dans la mesure où toute vacation commencée devra être rémunérée sur une base minimale de 6 heures, les modalités de facturation des prestations de sécurité devront être adaptées en conséquence.
Les contrats de prestation existants pourront nécessiter des ajustements afin de tenir compte de cette nouvelle base minimale, notamment pour les interventions de courte durée.
Anticipation et planification renforcées
Cette évolution implique une planification plus structurée des dispositifs de sécurité, avec :
- Une anticipation accrue des besoins
- Une limitation du fractionnement des vacations
- Une meilleure continuité des prestations sur site
Les clients devront ainsi intégrer ces paramètres dans la définition de leurs besoins et dans l’organisation des dispositifs de sécurité.
Point de vue du Directeur des Opérations DPSA:
Conformément à l’avenant n°2 du 3 septembre 2025 de la branche Prévention‑Sécurité, actuellement en cours d’extension par le ministère du Travail, DPSA Île‑de‑France mettra en place une durée minimale de vacation de 6 heures pour l’ensemble de ses prestations. Cette évolution réglementaire, qui remplace l’ancienne durée minimale de 4 heures, vise à réduire la fragmentation des journées de travail et à renforcer la stabilité des plannings pour les agents. Nous intégrerons cette exigence dans notre organisation afin de garantir des conditions d’exercice plus cohérentes pour nos équipes et une prestation conforme, lisible et durable pour nos clients. Cette adaptation marque une étape importante pour la profession, et DPSA Île‑de‑France s’engage à l’appliquer avec rigueur, transparence et accompagnement. ”








