Alors que la filière sécurité privée subit de plein fouet la guerre des prix et la disparition de nombreux acteurs, DPSA choisit une voie différente : celle d’un modèle premium fondé sur la qualité des prestations, l’investissement dans la formation et la juste rémunération des agents. Cet article revient sur la vision portée par Laurent Parise, Président de DPSA, et sur ce que signifie concrètement faire de la sécurité un métier reconnu et créateur de valeur.
La qualité comme seule réponse durable
Dans une interview accordée au magazine Protection Sécurité Magazine (PSM) de mai-juin 2026, Laurent Parise, Président de DPSA, tire la sonnette d’alarme sur l’état de la filière sécurité privée et les ravages du low cost. La sécurité privée est à la croisée des chemins. Entre la disparition d’acteurs historiques, la pression des donneurs d’ordres sur les prix et la difficulté à recruter et fidéliser des talents, la filière traverse une crise structurelle profonde.
Comment, dans ce contexte, construire une sécurité qui protège vraiment et qui valorise ceux qui l’exercent ? DPSA apporte une réponse claire : faire le pari de la qualité, de la formation et de l’humain comme moteurs de performance durable.
Interview réalisée par Christophe Lapaz
pour PSM Magazine.
Investir dans l’humain : le seul modèle viable sur le long terme
Notre conviction est claire : une sécurité de qualité ne peut pas se construire sur des agents sous-payés, mal formés et peu encadrés. Pour pouvoir investir dans la formation, renforcer le taux d’encadrement et mieux rémunérer les collaborateurs, il faut pouvoir vendre ses prestations à un prix qui reflète leur vraie valeur.
C’est ce modèle que nous défendons et incarnons au quotidien sur le marché parisien, un positionnement premium qui permet de recruter les meilleurs profils, de les fidéliser et de garantir une continuité de service que le low cost ne peut tout simplement pas offrir.
Une profession qui doit parler d’une seule voix
La question dépasse notre seule entreprise : c’est toute la filière qui doit changer de regard sur elle-même. Cela passe par une représentation professionnelle forte, capable de porter un message cohérent auprès des pouvoirs publics et des donneurs d’ordres. Cela passe aussi par un soutien de l’État non pas ponctuel et lié à des événements médiatiques, mais structurel et inscrit dans une véritable volonté politique de professionnalisation.
La sécurité privée n’est pas un service interchangeable. C’est un métier exigeant, essentiel, et créateur de valeur à condition qu’on lui en donne les moyens.
Point de vue du Président de DPSA :
“Réaliser des économies aujourd’hui en se contentant du moins-disant
se paiera demain en générant des risques en raison de prestations dégradées sur le terrain.”








