webleads-tracker

Entretien avec Éric Allard, Responsable des Services Généraux chez STIF

Où sommes-nous ici rue de Châteaudun ?

Éric Allard : Nous sommes au siège social où travaillent 350 personnes. Nous sommes ici depuis mai 2009. Le site est composé de deux bâtiments « code du travail » avec un parking au sous-sol. Nous sommes au cœur de Paris, proche de tous les transports. Le site est sous détection incendie (DI), avec un gardiennage de nuit et 24 heures sur 24 les jours non ouvrés.

Quelle est votre mission de sécurité et la politique de la maison ?

Éric Allard : Avec un bâtiment de plain-pied, aux multiples accès, nous avions la volonté d’assurer une présence humaine à notre arrivée ici. L’homme est donc indispensable et irremplaçable ; nous en avons un bon exemple : il y a un an, l’intervention de l’agent de sécurité de nuit sur le feu d’une poubelle extérieure le long de notre façade. Grâce à son action et à l’intervention des pompiers en moins de dix minutes, le sinistre a été très vite circonscrit.

Le STIP veille aux conditions de confort et de sécurité de ses agents. Pour ce faire, nous avons mis à disposition 5 DSA et 8 matériels PTI pour les salariés qui pourraient se retrouver, momentanément, en situation de travailleur isolé. Nous disposons par ailleurs de tous les équipements de sécurité nécessaires pour nos agents qui visitent des chantiers en Île de France (casque, combinaison, gants, chaussures de sécurité, lunettes). nous avons en interne une très bonne équipe d’EPI et de SST.

Que pensez-vous de l’hécatombe dans notre métier depuis le début de l’année (NEO-SPGO-MAYDAY-CAVE CANEM-GRP-ISS) ?

Éric Allard : J’ai le sentiment que de nombreux acteurs de votre profession ont attendu trop longtemps une certaine reconnaissance de votre métier. Certains acteurs du secteur ont sans doute pêché par l’insuffisance de la formation de leurs salariés, dans des métiers où elle est indispensable. De ce fait, la qualité du service rendu, essentielle dans ce type de fonctions, est peut-être passée au second plan.

Quelle est la vision de la Sécurité des salariés du STIF ?

Éric Allard : Suite à notre emménagement rue de Châteaudun, nous avons subi des vols dans nos locaux, pouvant mettre en danger la sécurité de nos personnels. Des portillons d’accès, un système de vidéosurveillance à l’entrée et des badges d’accès ont dû être mis en place pour stopper ces intrusions. Cela s’est fait, bien sûr, en concertation avec les représentants du personnel. Les salariés ont changé leurs habitudes, se sont adaptés petit à petit à ces contraintes pour la sécurité de tous.

Vous travaillez avec DPSA et EPI, pourquoi ? Depuis quand ?

Éric Allard : Nous travaillons ensemble depuis 3 ans, suite à une procédure de mise en concurrence au terme de laquelle le marché a été attribué à votre entreprise. C’est le même chef de secteur qui est notre interlocuteur depuis le début. Cette constance est appréciable. Les agents mis à la disposition du STIF se sont, jusqu’à présent, révélés impliqués, bien formés, et sont force de propositions.

Que pouvez-vous dire à ceux qui nous consultent actuellement ?

Éric Allard : Sur la place de Paris, DPSA a une réputation qui n’est plus à prouver. C’est un bon début de vous avoir identifié ! Il faut que le prix de la prestation soit compétitif, mais pas au détriment de la qualité.. la pérennité de vos équipes assure une continuité, un sens du service appréciables.. on ne peut pas être expert en tout mais DPSA donne une garantie de conseil, de préconisation.

Vous pratiquez notre métier depuis des années, quel est votre sentiment dans le temps ?

Éric Allard : Le métier a fortement évolué depuis 10 ans mais on n’en parle pas assez en bien. Il n’intéresse toujours que très peu de personnes. Les agents de sécurité ont évolué mais les mentalités des utilisateurs n’ont que peu changé. Cela reste des « gardiens » pour beaucoup, vous l’avez compris, pas pour moi !

S’il y avait des choses à changer, à améliorer dans ce métier ?

Éric Allard : Pour moi peu de choses car nous sommes satisfaits de la prestation qui nous est actuellement fournie. Pour autant, il nous est arrivé de voir, lors des consultations périodiques, certains dossiers de réponses aux appels d’offres très succincts, sans aucune valeur ajoutée et à des prix cassés non compatibles avec la qualité attendue de la prestation. La sécurité, « c’est un coût pour rien » pour certains acteurs de votre métier, et il faut que cela change grâce au CNAPS.

Parlez-nous des agents DPSA qui travaillent pour vous ?

Éric Allard : Ils sont impliqués, bien formés. Ils vont souvent au-delà de ce qu’on leur demande ; c’est très reposant pour notre quotidien. on peut dire qu’ils sont très attachés au site mais aussi à leur employeur. Cela me permet de me concentrer sur autre chose, d’avoir confiance à tout moment, et cela depuis plus de trois ans.

Comments are closed.