webleads-tracker

D’ADS à SSIAP3 : Itinéraire à valeur ajoutée chez DPSA Ile de France.

Embauché chez DPSA il y a 8 ans 1/2 en tant qu’ADS à la Banque Lazard, Fabien Labergère a rapidement rejoint le site de l’OCDE en tant que SSIAP 1. Trois ans après, l’opportunité lui a été offerte de passer son SSIAP 2, exerçant alors les fonctions associées durant les 4 années suivantes, puis il a été nommé Chef de Site. Aujourd’hui, Fabien Labergère est titulaire du SSIAP 3 et joue un rôle de conseil auprès du Building Manager de la Tour Manhattan. Il encadre une équipe d’une vingtaine de personnes qui l’assiste au quotidien sur les problématiques de sécurité et de sûreté de l’établissement.

 

LB : Quelles sont vos principales missions ?
Fabien Labergère : En tant que Chef de Service Sécurité-Sûreté, j’apporte mon expertise sécuritaire et propose des solutions auprès du Mandataire et de son adjoint concernant la partie règlementaire et les aménagements envisageables afin de maintenir l’établissement en état de fonctionnement. Je manage l’équipe de sûreté – sécurité, veille à la bonne tenue du registre sécurité, effectue les vérifications règlementaires des installations de sécurité, contrôle l’état de nos équipements, propose des travaux de modernisation en recevant les entreprises d’ouvrage et les dossiers tarifaires correspondants.

LB : Quelles sont les particularités liées à cet IGH ?
F.L. : Le bâtiment datant de 1974, il n’est pas soumis à la règlementation du 30/12/2011 (sauf en cas de travaux car la règlementation n’est pas rétroactive) et notamment il est dépourvu d’ouvrants sur la façade. Néanmoins un certain nombre d’installations sécuritaires étant vieillissantes, de nombreux projets de rénovation sont à l’étude actuellement pour lesquels je suis l’initiateur et dont j’assure le pilotage, en voici quelques exemples :
– Installation de chaises d’évacuation pour des personnes à mobilité réduite
– Modernisation de la main courante
– Changement de diffuseurs sonores en faveur de hauts parleurs et d’un pupitre au PC afin de communiquer avec tous les occupants de la tour pour répondre à une obligation de résultat lors d’une procédure de confinement
– Remplacement du contrôleur de ronde
– Parc d’émetteurs – récepteurs et équipement en kits oreillettes
– Lecteurs de badge (ceux-ci étant issus de 3 technologies différentes), l’idée serait de basculer sur une seule technologie afin de centraliser leur gestion de manière ordonnée
– Remplacement de l’armoire sécurisée

ssiap3 ile de franceLB : Quels sont les risques les plus importants ?
F.L. : Le bâtiment se situe au sein du plus gros Centre d’Affaires d’Europe. Il est par conséquent une cible d’attaque des menaces extérieures. Des consignes, surtout basées sur la sûreté, doivent être suivies d’où l’importance d’être doté d’un contrôle d’accès sécurisé et de bien sensibiliser les Agents sur la détection d’un comportement suspect. Il faut être vigilant sur la partie surveillance. Le quartier d’Affaires de la Défense nous impose de mettre en place des consignes sur divers éléments du type confinement, évacuation générale…

Pour ce qui est de la partie sécurité, la règlementation est bien stricte sur les IGH et le bâtiment est déjà conçu de manière à éviter la propagation massive d’un incendie par exemple. Il est important d’être attentifs à d’éventuels phénomènes de panique et nous sensibilisons nos occupants sur le sujet lors des exercices d’évacuation.

LB : Quelles sont les qualités nécessaires à l’exercice de cette fonction ?
F.L. : Être rigoureux, savoir proposer des solutions efficaces, être doté d’un bon relationnel constituent des atouts conduisant à la réussite de la mission qui m’est confiée. Pour ce qui est du personnel qui m’assiste au quotidien, leur implication, leur assiduité et leur ponctualité me permettent d’assurer avec professionnalisme les responsabilités qui m’incombent.

“En France, nous pourrions améliorer l’aspect prévention, on s’arrête bien souvent à ce qui est imposé par la réglementation”

LB : Avez-vous d’autres responsabilités ?
F.L. : Lors de mon précédent site à l’OCDE, mon emploi du temps me permettait de dispenser des formations de SSIAP 1 et de SST auprès de stagiaires dans notre Centre de Formation Point Bleu environ 6 jours par mois. Cette expérience enrichissante m’apporte beaucoup aujourd’hui et j’organise ponctuellement des formations du même type auprès des Agents sur le site en les aidant à garder leurs connaissances à jour et pour certains, à les préparer à un éventuel SSIAP 2.

LB : Pouvez-vous nous décrire une de vos journées de travail ?
F.L. : Etant très attaché à l’encadrement de mes équipes, ma journée démarre tôt afin de rencontrer les agents de nuit, pour qu’ils ne se sentent pas délaissés. Je me rends tous les matins au PC afin de vérifier qu’il n’y ait pas d’anomalie, faire le point, échanger sur les projets à venir.

LB : Est-ce un atout d’avoir son propre centre de Formation ?
F.L. : C’est est un énorme atout ! La formation chez Point Bleu est de très bon niveau, les formateurs sont de qualité ce qui garantit le sérieux de l’enseignement. Les candidats de valeur en recherche d’emploi susceptibles de nous rejoindre sont rapidement identifiés.

LB : Quelle est votre vision de la sécurité en général ?
F.L. : En France, nous pourrions améliorer l’aspect prévention, on s’arrête bien souvent à ce qui est imposé par la réglementation ; saviez-vous que seulement 27% de la population française est formée au secourisme ? Nous sommes en retard par rapport aux pays anglo-saxons, qui ont un autre regard sur la sécurité et une obligation de résultat. La sécurité en France est plutôt considérée uniquement comme un coût, il faudrait que les mentalités évoluent …

LB : Une phrase type pour qualifier DPSA ?
F.L. : Réactif jour et nuit et 24 h /24 !

 

INTERVIEW REALISEE AVANT LE 15 MARS 2020

Comments are closed.