En résumé
L’arrêté du 27 mai 2026 portant extension d’un avenant à la convention collective prévention-sécurité étend à toute la branche l’avenant n°2 du 3 septembre 2025, la vacation minimale en sécurité privée passe de 4 à 6 heures pour les agents d’exploitation et agents de maîtrise.
Toute vacation inférieure à 6 heures doit être rémunérée sur cette base, même si la durée effectivement travaillée est plus courte, conformément au texte signé par les partenaires sociaux. L’indemnité conventionnelle de panier (4,36 € minimum depuis janvier 2025) reste conditionnée à 6 heures de travail effectif réel, et non aux heures rémunérées au titre du plancher. La durée maximale de vacation reste fixée à 12 heures, avec 11 heures de repos obligatoire entre deux prises de poste.
De l’historique conventionnel aux impacts sur les plannings et la facturation événementielle, un décryptage complet pour les agents, les responsables RH et les clients des entreprises de sécurité privée en Île-de-France.
Le contexte : Pourquoi cette réforme ?
La branche prévention sécurité emploie 210 500 salariés fin 2023, pour un chiffre d’affaires de 11,12 milliards d’euros. Le secteur recrute en permanence, Dans ce contexte de forte activité, les besoins de recrutement restent élevés et les tensions sur l’emploi persistent.
Parmi les causes identifiées par les partenaires sociaux, les vacations très courtes, parfois inférieures à 3 heures, fragmentent les journées des agents sans leur assurer un revenu suffisant pour chaque déplacement. C’est ce constat qui a conduit à la négociation d’un plancher de 6 heures, déjà retenu comme référence dans certains accords de la branche et dans des activités spécifiques depuis plusieurs années.
210 500
salariés dans la branche fin 2023
11,12 Mds €
de chiffre d’affaires en 2023
+20 000
4 h → 6 h
vacation minimale applicable au 1er juillet 2026
Chronologie de la réforme
La réforme s’est construite sur plusieurs mois, à travers une succession de textes conventionnels et réglementaires.
- 26 novembre 2024, Signature d’un premier avenant prévoyant le passage à 6 heures, mais jugé trop ambigu et source de risques d’interprétations différentes entre entreprises.
- 3 septembre 2025, signature de L’avenant n°2 à l’accord du 01 er avril 2021, il remplace le texte précise les règles et fie clairement la vacation minimale à 6 heures.
- 3 janvier 2026, Avis d’extension publié au Journal officiel. La procédure permettant de rendre les dispositions obligatoires pour toute la branche est ouverte.
- 27 mai 2026, L’arrêté d’extension étend l’avenant n° 2 à l’ensemble des entreprises relevant de la convention collective prévention sécurité.
- 5 juin 2026, Publication de l’arrêté au Journal officiel, ce qui rend les nouvelles règles opposables à tous
- 1er juillet 2026, Entrée en vigueur pour l’ensemble des employeurs et salariés liés à la convention nationale des entreprises de prévention et de sécurité (IDCC 1351) CCN du 15 février 1985.
Vacation minimale de 6 heures dans la sécurité privée : Les dispositions applicables au 1er juillet 2026
L’avenant n°2 du 3 septembre 2025 modifie deux points de la convention collective, la vacation minimale d’une période de travail, et les conditions d’attribution de l’indemnité de panier.
Texte de référence.
Avenant n°2 du 3 septembre 2025 à l‘accord du 1er avril 2021 relatif à la durée minimale d’une période de travail, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité.
Vacation minimale, la période de travail ne peut plus être inférieure à 6 heures pour les agents d’exploitation et les agents de maîtrise. Toute vacation plus courte doit malgré tout être payée sur une base de 6 heures. La durée maximale reste de 12 heures, avec 11 heures de repos entre deux vacations.
Indemnité de panier, elle n’est due que si le salarié effectue réellement 6 heures de travail effectif dans la journée, même si sa vacation est rémunérée 6 heures au titre du plancher. En cas de vacation de 12 heures, une seule indemnité est versée.
- Agents concernés, agents d’exploitation (agents de sécurité, cynophiles, SSIAP, etc.) et agents de maîtrise (chefs de poste, superviseurs, responsables d’équipe), tels que définis par la convention collective
- Champ d’application, toutes les entreprises relevant de la CCN du 15 février 1985, IDCC 1351, quelle que soit leur taille
- Contrats à temps partiel,les salariés à temps partiel sont également concernés ; leurs vacations ne peuvent plus être inférieures à 6 heures.
Impacts de la vacation minimale de 6 heures dans la sécurité privée sur les plannings et la facturation
Cette réforme a des effets immédiats sur l’organisation du travail et la relation commerciale avec les clients.
Plannings et contrats à temps partiel : tous les plannings prévoyant des vacations de moins de 6 heures devront être revus. Les responsables RH et d’exploitation doivent identifier les postes concernés et ajuster les cycles
Sécurité événementielle : une mission de 3 heures (salon, dîner d’entreprise, soirée privée, etc.) devra désormais être planifiée et facturée sur une base de 6 heures minimum. Les grilles tarifaires des prestations courtes devront être adaptées.
Multi-sites : pour les agents qui interviennent sur plusieurs sites dans la même journée, la règle des 6 heures s’apprécie pour chaque vacation séparément, et non sur le cumul de la journée.
Au sein de DPSA Ile de France, nous appliquerons la vacation minimale de 6 heures à partir du 1er juillet 2026 sur l’ensemble des prestations concernées. Concrètement, une vacation inférieure à 6 heures sera désormais planifiée et rémunérée sur une base de 6 heures.
Nous ajustons actuellement nos plannings et nos propositions commerciales pour intégrer cette nouvelle règle, tout en cherchant, avec chaque client, la solution la plus adaptée à son organisation






