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Entretien avec Alain Morisset, Directeur de la Sécurité chez Natixis

Natixis est la banque de financement, de gestion et de services financiers du Groupe BPCE, 2ème acteur bancaire en France à travers ses deux réseaux de banque commerciale, les Banques Populaires et les Caisses d’Epargne.

Avec près de 22 000 collaborateurs dans 68 pays, Natixis conseille et accompagne les entreprises, institutions financières et investisseurs institutionnels sur tous les marchés et propose également des solutions spécifiques pour la clientèle de particuliers, professionnels et PME des réseaux du Groupe BPCE. Elle est cotée à la Bourse de Paris (NYSE Euronext).

Après une carrière dans le service public à la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris, Alain Morisset a rejoint le groupe Natixis il y a 10 ans en tant que Directeur de la Sécurité.

Quelles sont vos principales missions, pouvez-vous nous expliquer l’organisation ?

Alain Morisset : Le service sécurité est rattaché à la direction de l’Immobilier et de la logistique.Les missions principales sont la prévention (conformité de l’aménagement des locaux, suivi des risques professionnels, conseil et audit), l’exploitation des immeubles et la coordination des moyens dédiés à la sécurité (maintenance des équipements, interventions, suivi des prestations externalisées, gestion du contrôle d’accès) et la formation (suivi des formations réglementaires, exercices d’évacuation). La Sécurité est vraiment intégrée dans les projets et il n’est pas de modification apportée aux aménagements des locaux sans qu’elle ne soit consultée. La maîtrise des prestations externalisées est une culture forte chez Natixis et nous sommes organisés en conséquence.
20 personnes de mon service m’accompagnent au quotidien, et nous travaillons en étroite collaboration avec nos homologues du service de la maintenance technique et du service travaux. Ces missions de responsabilité de la sécurité physique et de la sûreté des Personnes et des Biens sont extrêmement sensibles. Notre service est certifié Iso 9001 depuis 2010 et vient d’obtenir le renouvellement de cette certification, cela a été une démarche très structurante.

Y-a-t-il des process à respecter pour assurer une sécurité sans faille ?

Alain Morisset : Nous avons une obligation de résultats : il est difficile d’assurer une sécurité sans faille mais l’exigence d’une organisation adaptée (conjugaison de moyens techniques et humains) permettant de détecter précocement un incident et d’en limiter les conséquences, d’effectuer des contrôles et de disposer d’une veille permanente en sont les composants essentiels. Nous devons contribuer à assurer la continuité d’activité de nos clients.

Vous utilisez un large panel de prestataires en sécurite privée, quel est votre sentiment du métier ?

Alain Morisset : La profession a bien identifié la problématique du métier, et tente d’élever le niveau de qualité et d’exigence. Nous constatons une vraie volonté de structuration de la profession et le CNAPS contribue grandement à remettre de l’ordre. L’important consiste à énoncer des règles claires et respectées de tous. Aujourd’hui l’exigence de la part du client en matière de sécurité se renforce ; les moyens dédiés à la sécurité doivent être optimisés et la diversité et l’évolution des équipements techniques rendent leur exploitation plus complexe. Cela demande une bonne capacité d’adaptation de la part de l’agent de sécurité pour rester opérationnel.

Les achats sont de plus en plus présents dans le circuit de décision, est-ce normal selon vous ?

Alain Morisset : Chacun a son rôle à jouer lors des Appels d’Offres, mais l’objectif est commun : obtenir un service de qualité au juste prix. Le service Sécurité est le prescripteur et évalue le dossier technique, le service Achats prend en charge l’analyse financière et la partie contractuelle.

Les décisions sont prises collégialement. La prestation humaine est un service, par conséquent toujours délicate à choisir, car elle n’est pas palpable. Nous avons 4 fournisseurs en sécurité privée en Ile de France.

La certification NF Service vous rassure t-elle ?

Alain Morisset : Lors des Appels d’Offres, c’est une composante prise en compte. La certification est rassurante, elle exprime la volonté du prestataire de s’inscrire dans une démarche professionnelle et rigoureuse. C’est votre cas depuis 1999, je crois !

DPSA est votre partenaire depuis 2009, que pensez-vous de la prestation ?

Alain Morisset : Nous travaillons dans un partenariat et une démarche commune. Notre prestataire est à notre écoute et nous tenons compte également des remarques qu’il formule. DPSA est force de proposition. Nous avons un véritable échange afin de faire évoluer au mieux la prestation, et pour que celle-ci fonctionne bien, il est nécessaire de connaître le client et d’identifier ses besoins.

Quels conseils donneriez-vous à un utilisateur qui recherche une prestation de gardiennage ?

Alain Morisset : Etre attentif à l’organisation du suivi de la prestation, à la fidélisation des personnels et la gestion des ressources humaines (formations, culture d’entreprise). Les prestataires ayant des références dans le même secteur d’activité que le sien est également rassurant.
Détenir son propre Centre de Formation constitue un atout supplémentaire, de même que la certification ou l’appartenance à un syndicat professionnel.

Que pensez-vous du CNAPS et de ses avancées ?

Alain Morisset : Le CNAPS contribue à la moralisation et à la structuration du métier. Le client doit être conscient de la coresponsabilité entre l’entreprise utilisatrice et l’entreprise qu’elle utilise, sa responsabilité est clairement engagée. Il doit notamment vérifier régulièrement si les formations et recyclages sont à jour. La démarche du CNAPS n’est pas totalement achevée, mais la tendance à la professionnalisation du métier est encourageante. La mise en place de la Charte des Bonnes Pratiques d’Achats à l’initiative de Monsieur Jean-Louis Blanchou est une très bonne initiative ; je souhaiterais la recevoir pour la signer.

Etes-vous rassuré par les nouveaux géants de la sécurité ou ces F-Meurs ?

Alain Morisset : Ces géants de la sécurité disposent d’une force de frappe supérieure à celle d’une PME, ils peuvent séduire par leur côté de miroir scintillant. Nous avons par le passé contracté avec eux, cela a souvent très bien fonctionné au départ, mais certaines personnes sans déontologie ont fait du mal aux entreprises de prestation humaine. A ce jour, sur nos 4 fournisseurs, 3 sont des PME.

Connaissez-vous Securalliance, quel est votre avis ?

Alain Morisset : La création de ce GIE est une excellente idée. Le principe de traiter avec un réseau d’entreprises fédérant 6 acteurs indépendants sur le marché national offre une proposition innovante, rassurante et professionnelle. Je vous invite à rencontrer notre Direction des Achats…

Quel est votre sentiment sur l’avenir de la sécurité en France ?

Alain Morisset : La sécurité humaine a l’avenir devant elle. Les moyens techniques se développent pour toujours plus de performance, mais l’humain restera toujours au cœur du métier. Cela exige que le personnel soit de mieux en mieux formé afin de pouvoir répondre aux évolutions technologiques et aux exigences du client. DPSA a un bel avenir dans ce contexte-là.

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