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Entretien avec Cyril Adam, Responsable de l’environnement de travail au Collège des Bernardins

Lieu d’étude et de recherche situé au cœur de Paris, le Collège des Bernardins est une institution cistercienne datant du XIIIème siècle. C’est le Cardinal Lustiger qui en 2008, a redonné sa fonction initiale à ce haut lieu. Aujourd’hui, les activités y sont nombreuses et variées, mais ce n’est pas un lieu de culte.

Cyril Adam, responsable de l’environnement de travail de l’établissement, précise pour la Lettre Bleue les vocations du site et les raisons pour lesquelles il a recours à la sécurité privée pour en assurer la pérennité.

Quelle est la vocation, le budget du Collège ?

Cyril Adam : Nous formons des séminaristes, assurons l’hébergement de l’école cathédrale en dispensant des cours publics de philosophie, de théologie et de langues anciennes. Nous proposons également des activités culturelles (théâtre, cinéma, concert, …) et événementielles. Les entreprises privées peuvent louer tous nos espaces et auditoriums. Nous disposons d’un pôle de recherche comprenant 6 départements. Les mardis des Bernardins, débats sur les sujets de société, sont retransmis sur la chaîne KTO.

Pour autant, le budget du Collège est très limité, aux alentours de 5 millions d’euros. Il est constitué des recettes des activités du Collège et de ses partenaires, mais aussi du mécénat d’entreprises et de particuliers. Il y a 30 permanents, et plus de 150 bénévoles à nos côtés. La sécurité fait partie du budget de fonctionnement de cet ERP.

Comment avez-vous été amené à travailler ici ?

Cyril Adam : Après des responsabilités EMEA (Europ Middle East & Africa) en tant que DET (Directeur Environnement de Travail), ma volonté était de retrouver une mission, un sens à mon activité professionnelle. Par chance, une annonce parue au bon moment m’a permis d’atteindre ce but. Le Collège est un moteur pour l’évolution de notre société, et j’ai voulu y participer.

Quelles sont les problématiques de sécurité de cet ERP ?

Cyril Adam : La première est que le site ouvre ses portes 7 jours/7, de 10h à 18h, du lundi au samedi et de 14h à 18h le dimanche. Nous accueillons environ 200.000 visiteurs par an et 5.000 étudiants. La difficulté est le mélange de type d’ERP de différentes catégories : nous avons un auditorium de 234 places, des salles de formation, un lieu de restauration ouvert au public, un espace d’exposition, et des activités culturelles et événementielles…Tous les intervenants doivent respecter les différentes règles de sécurité, ce qui n’est pas toujours évident. A ce jour, nous n’avons eu aucun incident majeur. Notre premier risque est la surcapacité en fonction des événements que nous organisons. Enfin, de nombreux VIP nous rendent visite et nous devons veiller à leur pleine sécurité.

Dans ce lieu aussi particulier, comment choisissez-vous vos fournisseurs ?

Cyril Adam : Nous bénéficions d’un groupement d’achat : Le CEDRE, qui fédère des établissements chrétiens à travers toute la France : écoles, communautés religieuses, diocèses, maisons de retraites, sites de pèlerinages. De nombreuses activités y sont proposées à un prix inférieur de 30% par rapport au prix public. Au Collège, la mise en place d’Appels d’Offres de grands groupes est effective depuis mon arrivée. Par ailleurs, nous recherchons un état d’esprit, une mentalité adaptée au caractère du site où l’homme occupe une place importante. DPSA n’a pas été choisie parce qu’elle était moins chère, mais parce que les valeurs qu’elle défend correspondent aux nôtres.

Comment donner envie à nos lecteurs d’assister aux conférences, de découvrir ce site ?

Cyril Adam : Ce lieu est magique, il fait partie du patrimoine architectural du vieux Paris. Tout visiteur est d’emblée séduit par la beauté de ce bâtiment du XIIIème siècle, couronné en 2010 du Grand Prix Europa Nostra qui distingue les plus belles restaurations architecturales dans toute l’Europe.

Cet ancien Collège cistercien s’impose aujourd’hui comme l’un des monuments patrimoniaux les plus en vue du cœur de Paris et l’un de ses édifices culturels les plus originaux. Nous y proposons une grande variété de sujets et de débats, animés par des intervenants de qualité. Je vous invite à visiter notre site – www.collegedesbernardins.fr – , la curiosité fera le reste.

Faites-moi appeler au cours de votre passage, je me ferai une joie de vous accueillir !

Quelle est votre vision de la sécurité privée en 2012 ?

Cyril Adam : C’est une industrie en danger : de trop nombreux acteurs et pas assez de leaders. Tout le monde fait de tout, il manque des spécialistes pour chacune des facettes de la sécurité. Par ailleurs le tarif reste malheureusement bien souvent le premier critère de choix dans ce métier de services. Vous avez un rôle de conseil indispensable, et beaucoup ne vendent que des heures. La solution réside dans un changement de mentalités des décideurs, qui achètent un prix et non pas un service. De plus, la crise actuelle augmente ces dangers en faisant baisser les marges des entreprises.

Les 35 heures ont cassé votre métier, et mon souvenir en tant qu’Agent de Sécurité me permettait à l’époque d’effectuer jusqu’à 72 heures par semaine pour financer mes études supérieures ! La disparition des heures supplémentaires ne va pas arranger cela. La règlementation du travail pour votre activité ne permet pas à vos agents de survivre avec un seul métier ou un seul employeur ! C’est dommage car c’est un beau métier, passionnant, évolutif, et dans lequel la formation est omniprésente. Par exemple, en Grande Bretagne, les managers de la DET sont souvent d’anciens ADS ou d’anciens militaires.

Quelles sont vos pistes de progrès concernant votre prestataire de sécurité en place ?

Cyril Adam : Il faudrait plus de flexibilité. On demande aux agents de faire partie de l’équipe du Collège tout en restant salariés de DPSA. Il serait souhaitable d’avoir toujours plus d’informatique, comme un portail client avec les plannings, les formations, le suivi des réunions qualité sur un serveur WEB. La main coutante informatique DPSA sera en place dans les jours à venir, 6 mois après la prise de contrat de NEO par DPSA.

Quel est le plus gros risque présent sur votre site ?

Cyril Adam : A ce jour, l’intrusion de SDF représente un souci important car nous sommes ouverts à tous. Ce phénomène risque d’augmenter si la crise se poursuit. Nous déplorons quelques vols « opportunistes » ; nos quatre années d’existence et l’affluence se renforçant de jour en jour. Nous avons aussi des jeunes qui investissent notre jardin la nuit.

Le rôle de DPSA, sa qualité de service, se ressentent-ils au quotidien ?

Cyril Adam : Les missions de vos agents sont multiples mais le personnel de terrain a un rôle spécifique au centre, aidé de bénévoles. Ils sont garants des événements. DPSA rassure les différents intervenants par leur présence, d’autant plus qu’il n’y a pas de turnover. Nous organisons des événements presque tous les jours ce qui engendre beaucoup de prestations complémentaires. Nous avons toujours les mêmes agents ayant la connaissance du lieu et des intervenants. La preuve de la réussite de DPSA : « La sécurité n’est plus un sujet ». A l’inverse, NEO était l’exemple type de ventes d’heures sans encadrement ni dirigeant présent ! Le passage régulier de contrôleurs sur notre site est un phénomène nouveau et appréciable, et le fait que DPSA nous transmette, en toute transparence, les rapports de ceux-ci est une agréable surprise. Enfin, lorsque l’on découvre un encadrement DPSA dédié au processus des consignes, c’est un vrai plus, surtout quand il y a tout à créer !

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