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Jean-François Loup, une vision du métier de la sécurité enrichie de 31 années d’expérience

“La pérennité et les 40 ans de DPSA font aussi la différence”

En charge de tout ce qui touche le domaine de la sécurité (dont l’accueil) pour les 3 entités de la Banque Lazard sur les sites de Paris, Lyon, Bordeaux, Nantes et Bruxelles, Jean-François Loup revient, pour DPSA et à l’occasion du déménagement en cours de la prestigieuse “Banque du Boulevard Haussmann”, sur son parcours et sa vision du métier enrichie de 31 années d’expérience.

 

LB : Comment s’est passé le confinement ?
Jean-François Loup : La Banque n’a subi qu’un impact limité de cette crise, n’a mis personne au chômage partiel. Par contre, 95% des effectifs étaient en télétravail. Pendant toute cette durée, les agents DPSA tenaient tous leur poste pour sécuriser nos bâtiments.

banque lazard parisLB : Un déménagement de vos locaux est en cours. Où et pour quelle raison ?
JFL : La Banque se devait, selon la volonté de Monsieur PIGASSE, de déménager pour marquer un changement d’époque. Lazard rentre dans le XXIème siècle en restant Boulevard Haussmann mais avec 3 immeubles réunis à l’angle Haussman / Saint Honoré et totalement rénovés. Le transfert a démarré le 12 septembre et se déroulera sur 2 ou 3 phases successives.

LB : Etre membre du CDSE vous a-t-il été utile dans l’exercice de vos fonctions ?
JFL : Quel formidable réseau et de belles rencontres dans la commission « Sécurité Privée » ! Avec des échanges et partages d’expérience depuis plus de 20 ans. Je suis d’ailleurs l’un des plus anciens membres de cette association de Directeurs Sécurité.

LB : La Banque Lazard fait appel à des PME pour sa sécurité, est-ce normal ?
JFL : Nous ne sommes qu’une Banque d’Affaires qui rayonne dans le monde et non une banque de réseau. Notre choix est volontaire car les grands groupes de sécurité font toujours de l’intérim sécuritaire en lieu et place d’une mission de surveillance par agents postés. De plus, je m’oppose toujours à l’offre globale en sécurité. On ne peut être spécialiste en tout dans le domaine de la sécurité.

LB : Que vous inspire la sortie du numéro 3 mondial de la Sécurité Privée en France ?
JFL : Les étrangers dans votre domaine n’arrivent pas à se développer à cause d’une complexité administrative et règlementaire. Cela n’arriverait pas si le CNAPS faisait correctement son travail.

LB : Qu’est ce qui vous pose le plus de soucis en termes de sécurité aujourd’hui ?
JFL : Le relâchement dans le temps des comportements, ce qui n’est pas acceptable chez Lazard. Il faut passer la crise actuelle pour que cela aille mieux…

LB : Vous avez un Chef de Site SSIAP 3, quel est son rôle ?
JFL : Il est mon bras droit, c’est une création de poste liée à l’étendue des tâches dans le service. Tout le monde ici pense qu’il est salarié Lazard tout en étant prestataire, il est vraiment intégré dans ce dispositif.

LB : Un long passage au 2ème REP de la Légion étrangère vous a-t-il été utile ?
JFL : Absolument ! 18 ans passés à la légion m’ont appris un certain nombre de données fondamentales pour la suite de ma carrière. Par exemple, le respect de la tenue est essentiel au quotidien pour les équipes de sécurité et d’accueil. La période Covid a démontré un relâchement de comportement chez tous les salariés.

LB : Quelques mots sur votre partenaire DPSA :
JFL : C’est le bon choix pour la qualité de son encadrement intermédiaire et de ses équipes sur le terrain. Le personnel recruté nous montre la différence par rapport à d’autres employés du secteur… La pérennité et les 40 ans d’existence de DPSA font aussi la différence…

LB : Votre meilleur souvenir en 31 ans de sécurité ?
JFL : C’est aujourd’hui, avec la réalisation et la prise en compte totale des éléments de sécurité sur le nouveau bâtiment du Boulevard. C’est l’aboutissement d’un savoir-faire et des expériences passées ! La combinaison de l’électronique moderne et de l’humain compétent.
Pour conclure : J’aimerais par ailleurs participer à une relance du continuum de sécurité qui intègre véritablement police d’état, police municipale et sécurité privée. A ce jour c’est un échec et vous l’avez vécu pendant ce confinement sans aucune aide de l’Etat. Le nouveau Ministre doit montrer le chemin mais il a peu de temps avec 2 ans devant lui.  En tout cas, cela va mieux dans votre secteur qu’il y a 31 ans et de loin…

 

 

 

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